Réflexions sur le webdesign, les nouvelles technologies, la vie ...

Design accidentel : exemple de réussite

1248118391_tabletEn lisant un article sur le site de Logo design love, je ne me suis plus senti seul. En effet, Dean Bradley parle de son expérience de logo « raté » pour Quiksilver, qui après coup a rencontré un franc succès auprès de la marque et du public. Il m’est arrivé aussi de plancher longtemps sur un logo ou un design, au point de ne plus savoir quoi faire, le cerveau vide, et par une maladresse ou pour tenter un « coup pour rien » (un truc qui sera horrible, mais que l’on tente comme ça, pour voir), arriver à quelque chose d’original et quelque part, qui sublime le reste ! Comme l’explique Dean Bradley :

Je travaillais pour Quiksilver tant que concepteur de tee-shirt. J’étais au bureau, très tard dans la nuit, j’ai commencé à écrire à la main le nom de l’entreprise. Malheureusement, dans la version que j’aimai le plus, les lettres « ver » étaient horribles. Alors j’ai pris la Font qui ne m’a jamais laissé tombé, Helvetica Neue, et je l’ai posé là, créant une cassure dans le mouvement du logo. Quik, Sil, Ver avec le ver en Font Helvetica, et le reste à la main. Ce fut les meilleures ventes de la compagnie depuis trois ans, sur tous les produits, et c’était amusant de voir comme les gens l’acceptait sans problème. Pour une fois dans ma vie, un « accident de design » couronné de succès !
Source : http://www.logodesignlove.com

Le logo en question :

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Sérif VS Sans Sérif, que fait la Police

1247424432_preferences-desktop-fontRécemment, j’ai vu un blog changé toute sa police Arial en Georgia. Figure de style ou juste suiveur de tendance, je pense que le débat est un peu plus graphique. Pour ma part, je pense que les polices sérif sont excellentes dans un contexte de TITRE. Dans les paragraphes, quand le contenu du site est clairement axé magasine, ou pour le site d’un journal, bref quand la relation avec la presse est évidente.

Les polices de caractères avec sérif se remarquent grâce à leur base plus marquée, renforcée par les « pieds » des caractères. L’œil peut donc se déplacer horizontalement.

1] Combiner les polices de caractères

Sans sérif et sérif peuvent être combinés sur une même page. Quand on combine plusieurs polices de caractères, il est important de décider à l’avance comment elles vont s’intégrer, s’harmoniser ou contraster. En général, il ne faut pas utiliser plus de deux polices de caractères sur une même page, pour garder une cohérence et ne pas « gêner » la lecture. Une excellente typographie est invisible et elle n’entrave ni la lecture, ni l’information. Un surplus de polices de caractères sur une même page distrait le lecteur, crée une intrusion visuelle qui casse le rythme de lecture.

2/ Considérer la qualité de l’affichage

La qualité de l’affichage varie énormément : affichage sur un portable 15# 1024×780, 22# en 1680×1050, etc… Dans le choix de la police de caractères, de sa taille, de ses variations, il faut prendre en compte le média de parution final et son effet sur la lisibilité. L’italique généralement gênante sur les écrans, peut être très lisible sur support papier. A l’inverse, avec une mauvaise qualité d\’impression, les petites sérifs peuvent être illisible sur papier, ou les très petites lettres en gras peuvent ressortirent pleines.
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Helvetica mon amour

helvetica-posterBon, je sais, le titre est bizarre, mais j’avais envie d’écrire sur le film documentaire de Gary Hustwit. Un clin d’œil à mon ami Vincent, dont la bibliothèque regorge de livres sur la typographie et le graphisme, que je ne manque jamais de feuilleter. C’est lui le premier, à m’avoir parlé de ce film, tout en me montrant son bouquin sur cette même Police de caractère. Cette Font que j’affectionne tant et que je préfère largement à Verdana. Un petit tour sur Wikipedia pour comprendre d’où vient Helvetica, et l’on apprend qu’elle a été créée en 1957 par Max Miedinger, dans la recherche de l’harmonie optique parfaite, qu’elle est devenue incontournable parce qu’une des polices les plus utilisées dans le monde, et qu’elle est la chouchoute de la majorité des graphistes et autres typographes.
Gary Hustwit a rencontré des graphistes et designers, parmi les plus innovants de la scène internationale (Wim Crouwel, Erik Spiekermann, Jonathan Hoefler, Neville Brody, Stefan Sagmeister, Massimo Vignelli, Matthew Carter, etc.). Il les a questionné sur leur utilisation de la typographie, leur méthode de travail et leur processus de création. Ce long-métrage sur la culture visuelle globale et sur la prolifération de l’Helvetica (52 ans déjà), s’interroge sur la façon dont la typo affecte nos vies. Lors des discussions avec ces designers, on comprend mieux leur travail, leur processus de création, et les choix esthétiques qui poussent à l’utilisation de l’Helvetica.
Présent dans le web comme dans la publicité, la psychologie, et de manière générale la communication, le film nous invite à prendre un autre regard sur les milliers de mots que nous voyons chaque jour.

Pour finir, voici le site du film, sur lequel vous pouvez achetez le DVD.
Et le trailer officiel :